On le sait tous : après un déjeuner trop lourd, la concentration s'effondre, les paupières pèsent et la réunion de 14h devient un calvaire. Pourtant, le lien entre ce que l'on mange et notre efficacité au travail reste largement sous-estimé dans les politiques RH. Et si l'assiette de vos collaborateurs était, en réalité, l'un de vos meilleurs leviers de performance économique ?
Harvard School of Public Health
Harvard Business School
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Le chiffre qui fait réfléchir
Une étude menée par la Harvard School of Public Health a révélé que les employés ayant suivi un régime alimentaire sain ont vu leur productivité augmenter de 25 %. Dans le même ordre d'idées, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a établi le lien direct entre alimentation saine et productivité.
Une étude néerlandaise récente met en avant un gain de 20 % : un groupe de travailleurs ayant accès à des choix alimentaires sains a non seulement amélioré ses performances, mais ses membres se sentaient aussi plus énergiques et plus heureux. Les employés qui suivent un régime alimentaire peu nutritif sont 66 % plus susceptibles de connaître une baisse de productivité que ceux qui consomment régulièrement des fruits, des légumes et des céréales complètes.
Ce qui se passe dans votre cerveau
Pour comprendre pourquoi la nourriture influence autant notre performance, il faut descendre au niveau neurochimique. Les neurotransmetteurs — ces messagers chimiques comme la sérotonine ou la dopamine — sont directement influencés par ce que nous mangeons.
Les nutriments présents dans les aliments sont essentiels au développement de ces neurotransmetteurs. Lorsqu'ils ne sont pas présents en quantité suffisante, notre production de dopamine et de sérotonine peut en souffrir, contribuant au manque d'énergie, à la lassitude cognitive et à la dépression.
"Le cerveau ne fonctionne pas en vase clos : près de 90 % de la sérotonine est fabriquée dans les intestins. L'intestin est aujourd'hui considéré comme un véritable deuxième cerveau."
— INSERM, recherches sur le microbiote intestinalLorsque le microbiote est déséquilibré — à cause d'une alimentation pauvre en fibres ou trop riche en aliments transformés — cette production de sérotonine diminue, augmentant le risque de dépression ou d'anxiété chez vos collaborateurs.
L'énergie : tout est une question de glycémie
L'un des mécanismes les plus concrets est la glycémie, c'est-à-dire le taux de sucre dans le sang. Une nutrition déséquilibrée, riche en sucre ou en graisses saturées, entraîne une baisse d'énergie, un manque de concentration, et un sentiment de fatigue en milieu de journée.
À l'inverse, un apport constant de glucides à assimilation lente maintient une vitalité régulière tout au long de la journée — idéal pour la performance intellectuelle. Le petit-déjeuner joue ici un rôle fondamental : sauter ce repas, c'est envoyer ses collaborateurs au travail le cerveau à moitié éteint.
Les aliments alliés de la performance
Tous les nutriments ne se valent pas pour alimenter un cerveau actif. Voici ce que la science recommande :
Ce que cela signifie pour les entreprises
Une étude récente de la Harvard Business School a démontré qu'une stratégie d'alimentation saine au travail produit des résultats mesurables sur deux indicateurs RH clés.
Au-delà de l'individu, la nutrition représente un levier stratégique pour les organisations. Elle améliore la productivité, le moral des équipes et la santé en général — et constitue la pierre angulaire du bien-être individuel et de la performance collective.
La gestion du stress, des conflits et des émotions — si déterminante dans les environnements exigeants — est directement influencée par l'alimentation. Des choix alimentaires positifs au quotidien peuvent réduire le stress et l'anxiété, créant un environnement de travail plus apaisé et plus productif.
5 habitudes concrètes à déployer dès demain
En résumé
Ce que vos collaborateurs mettent dans leur assiette façonne directement leur énergie, leur humeur, leur concentration et leur résilience au travail. La nutrition n'est pas une question de régime ou de privation — c'est un investissement dans la performance durable de votre organisation.
"Prendre soin de soi est aussi une compétence professionnelle. Commencez par l'assiette — le reste suivra."
— Marine Jaillet Lavergne, CEO & Fondatrice MalicéoChez Malicéo, nous intégrons le pilier Nutrition dans chaque programme de prévention santé — avec des ateliers interactifs, des contenus pédagogiques adaptés à votre secteur et des bilans personnalisés pour vos collaborateurs.
Harvard School of Public Health · Université d'Oxford · OMS · Harvard Business School · INSERM (microbiote intestinal) · Revue PiLeJe (neurotransmetteurs) · Étude néerlandaise sur l'alimentation en entreprise (2023)